Aller au contenu principal
PEEP — Fédération des Parents d'Élèves de l'Enseignement PublicPEEP Victor-Duruy
Les sujets d'actualité

Edito : « Il faut que tout change pour que rien ne change ! »[1]

Victor Duruy poursuit son évolution sans révolution : c’est en seconde que les élèves rencontreront le plus de changement avec l’opportunité d’intégrer une classe européenne, mise en place dans le cadre de la réforme des lycées, réforme dont le déploiement de tous les volets reste à éclore.

La classe européenne, longtemps attendue au Lycée Victor Duruy complète le dispositif de notre établissement déjà tourné sur le monde extérieur.

En revanche, l’inquiétude relative à l’organisation des moyens au collège s’accentue. Les effectifs des élèves ne cessent de croître en dépit d’infrastructures inadaptées à cette inflation, malgré un personnel encadrant jamais renforcé et des moyens figés. Depuis 2008, les alertes de l’ensemble de la communauté pédagogique de Victor Duruy auprès du rectorat n’ont jamais été entendues.

– En arrimant cette année une classe supplémentaire au sein d’un établissement de plus de 2 000 élèves, les limites semblent outrepassées. Ainsi, l’accès au restaurant scolaire est rendu chaque année plus ardu ; les cours sont désormais tenus le samedi, jour qu’il semblait indispensable de préserver auparavant ; heureusement depuis cette année, conformément à nos voeux, les collégiens ont enfin un accès distinct de celui des lycéens, ce qui permet une meilleure surveillance des allées et venues des plus jeunes.

– Ce surnombre des collégiens se heurte de surcroît à des défis grandissants, placés de la sorte en situation périlleuse avant même qu’ils ne puissent être résolus. Remarquons par exemple l’arrivée pour cette rentrée d’élèves souffrant de “troubles des apprentissages” : (dyslexie, dysphasie, dysorthographie…), qui seront intégrés dans des classes de sixième déjà surpeuplées.

– Enfin, l’arrivée l’an prochain de la génération de l’an 2000 dont la démographie surpasse celle des années précédentes ne laisse pas présager d’une amélioration en la matière.

Les évolutions scolaires, auquel un monde ouvert conduit, requièrent toute notre énergie. N’y mettons pas de freins !

Amélie de Bryas


[1]  Le Guépard, Giuseppe Tomasi, prince de Lampedusa