Lettre à M. le Proviseur de la cité scolaire Victor Duruy, Paris
M. Le Proviseur,
Les parents d’élèves de la cité scolaire V. Duruy représentés par les bureaux des deux associations PEEP et FCPE viennent de prendre connaissance avec stupéfaction des horaires et des durées des conseils de classe du troisième trimestre.
Ces horaires sont révélateurs de trois maux :
– le peu d’importance donné à préserver un temps de concertation approprié entre les membres du conseil pour arrêter des décisions qui engagent l’avenir de nos enfants : le temps moyen à ainsi été divisé par 2 depuis l’an dernier, sans justification, afin de privilégier un mode de fonctionnement “expéditif” (1,5 min/ élève en moyenne) peu en ligne avec la tradition de notre établissement,
– le peu de cas de l’impact sur la participation des parents d’élèves aux conseils et plus généralement sur l’engagement des parents d’élèves dans des fonctions de délégué, lorsque les dates des conseils sont programmées à des heures difficilement compatibles avec des activités professionnelles (10 h30, 14h30, …), contrairement aux directives ministérielles.
– l’absence de concertation préalable avec les parents sur la mise en place de tels changements, alors que celle-ci est définie dans les textes : une pratique regrettable qui semble être le principe de fonctionnement depuis le début de l’année, touchant de nombreux aspects de l’interaction entre les familles et l’établissement.
Nous demandons ainsi la mise en place d’une concertation pour que toutes les solutions d’extension des plages horaires soient considérées sur le court terme, et qu’un retour à un temps de concertation raisonnable soit envisagé.
En attendant de pouvoir vous rencontrer pour discuter de cette évolution.
Cordialement,
Les membres des bureaux de la FCPE Duruy et de la PEEP Duruy.
Copie aux parents d’élèves de Duruy
Réponse de M. le Proviseur :
Madame la Présidente,
Monsieur le Président,
Sur les horaires des conseils de classe, il n’y a pas de changement par rapport à l’an passé mais vous soulignez avec raison les tensions qui traversent leur organisation au troisième trimestre, ici comme ailleurs.
Sur leur durée, vous exprimez la crainte de décisions hâtives par des conseils écourtés qui n’auraient pas le temps de peser leur avis. L’objet des conseils de classe du troisième trimestre est de parachever un avis qu’ils ont déjà donné au second trimestre : pour la très grande majorité des élèves, la situation sera similaire, l’avis du conseil inchangé et la décision finale de la direction déjà prévisisble (il est d’ailleurs rassurant qu’une décision susceptible de peser sur la destinée d’un élève se constitue progressivement et ne dépende pas d’une concertation serait-elle portée à 3 minutes au lieu d’1,5). Dans les cas plus difficiles, le conseil s’insère dans une chaîne qui est loin de s’arrêter à la fin de sa réunion.
On ne peut donc pas parler d’un traitement expéditif d’autant que les situations pour lesquelles les échanges apportent un éclairage nouveau nécessaire à la décision bénéficieront toujours du temps qu’il faut.
Un important travail préparatoire d’anticipation (et connu des familles) a eu lieu en amont des conseils et en modifie les conditions : s’il faut des conseils utilement plus longs, c’est sans doute désormais plutôt au premier trimestre qu’au dernier. Il faut également rappeler que ceux de l’an passé en fin d’année, s’ils étaient convoqués toutes les deux heures, ne duraient pas ce temps (mais de 1h15 à 1h30 dont 1h environ effectivement consacrée aux situations individuelles des élèves).
Cependant, c’est bien volontiers que je vous rencontrerai : Samedi matin serait peut-être le moment le plus commode.
Cordialement,
Philippe Tournier